Transportgilliot
Envoyer une nouvelle question

Le mobile fait partie de notre quotidien. Il est source d’informations, enregistreur de toutes formes de médias et de données. porte d'accès à une foule d’applications utiles ou ludiques, outil de communication et d’échange. Et tout cela dans l’action, quand et où le besoin s’en fait sentir. Bref, il permet d’assurer de nombreuses actions et interactions que nous pouvons mobiliser pour nos apprentissages. Que pouvons nous faire que nous ne pouvions pas faire avant ?

En soi, il n’est pas une source d’apprentissage, il n’est qu’un outil à mettre au service de l’apprentissage. Tout comme un dictionnaire est plus utile dans la salle de classe que dans la bibliothèque, les équipements mobiles permettent de faire entrer le numérique dans la classe, et non plus de déplacer la classe dans la salle informatique. Alors que les investissements d’équipements individuels mobiles pénètrent dans les écoles, que l’on propose aux élèves d’apporter leurs équipements personnels, comment tirer parti au mieux de ces technologies mobiles ?

Jean-Marie Gilliot est enseignant-chercheur à Télécom Bretagne.

Il a collaboré au premier Mooc francophone (ITYPA) et s'intéresse aux applications et effets concrets des technologies en éducation

Quelques articles sur le sujet :
http://cursus.edu/recherche/?sousSujet%5B%5D=999...
http://cursus.edu/recherche/?recherche=technolog...

Plus
C423d96e1e73ce0832b1e9751d8371f9?d=identicon

Anitha Ndayikeza

Quels sont les avantages et les inconvénients des technologies en éducation

D3379c7e4084de15b3f41668d3fbc95b?d=identicon

Philippe STEGER

Bonjour Jean-Marie,
Le téléphone portable commence à devenir ingérable en classe, l'un envoyant ses Sms et l'autre visionnant un clip musical...
Pourquoi ne pas l'intégrer à la pratique de la classe ?
https://wordpress.com/stats/insights/economie2000.wordpress.com

Cordialement,
Philippe Steger

Bonjour Philippe,
c'est bien ce que j'essayai de mettre en avant. Il existe de nombreuses utilisations pertinentes en classe d'un téléphone mobile, ou d'une tablette, souvent en tant qu'auxiliaire à la pratique, plutôt que comme élément central, un peu comme la calculatrice (qu'il pourrait d'ailleurs avantageusement remplacer).

Et c'est vrai qu'en le niant, en l'interdisant, on en fait un objet de résistance, plutôt qu'un auxiliaire. La bonne nouvelle, je le répète, est que cette intégration devient possible, acceptée.
Les usages que tu décris dans le blog https://economie2000.wordpress.com/ (ton lien était un peu curieux) sont pertinents et donnent de premières pistes. A chacun de trouver d'autres usages et de les partager comme tu le fais.

Cordialement,
Jean-Marie

01/10/2016 15:02
Gilliotav

Jean-Marie Gilliot

Ac2b35b15857fc2d65ca920205e771da?d=identicon

Vincent Datin

Bonjour Jean-Marie ! En dehors de Twitter qui se fait progressivement une place dans la classe, la technologie mobile en éducation suscite beaucoup de réactions polémiques... Qu'est-ce qui empêche aujourd'hui un enseignant de se poser avec objectivité la question suivante " Mais qu'est-ce que je peux bien faire avec cette application.... ?"

Bonjour Vincent,
RIEN n'empêche aujourd'hui de se poser cette question. C'est le moment, de se la poser, en complétant : ... qui soit utile pour mes élèves ... que je ne pouvais pas faire avant ... qui soit motivante ... qui leur permette de s'exprimer ... qui trouve sa place dans la classe ... qui permette de relayer avant ou après la classe.

Les élèves sont prêts, l'institution est prête à l'accepter.

Bon, en fait si, il reste des freins : saurai-je contrôler ma classe ? risque-t-on des débordements ? est ce que l'on me laissera faire? qui peut m'aider ? est ce que j'y gagne quelque chose ? est ce que mes élèves y gagneront vraiment ? est-ce que je pourrai le réutiliser ?
Bref, il faut des exemples, du faire-savoir que c'est possible, et intéressant.

26/09/2016 11:19
Gilliotav

Jean-Marie Gilliot

Bcdbcf6d801cf34ea42d73fe3580629f?d=identicon

Anna Vetter

Bonjour Jean-Marie, auprès de quelle tranche d'âge les usages du mobile en éducation vous semblent les plus populaires ? (écoliers, étudiants, adultes en formation). Merci

Bonjour Anna,
Les usages ne sont pas les mêmes suivant les âges, mais du coup difficile de comparer la popularité. En France, il y a un vrai mouvement d’investissement vers les écoliers, notamment de tablettes, qui fait que l’on se pose la question des usages dans la classe, avec notamment un travail en groupe autour de tels équipements. Côté étudiants, les universités développent leur accessibilité sur mobiles. Les organismes de formation pour adultes intègrent également la question des mobiles dans leur stratégie, notamment pour mieux prendre en compte les apprentissages informels.
En termes d’études de recherche, c’est semble-t-il l’université qui a reçu le plus d’attention, suivie par l’école élémentaire.

20/09/2016 11:58
Gilliotav

Jean-Marie Gilliot

6e3a87a28c657847bcdfad0a96cc0403?d=identicon

CRISTOL

Quels sont les 3 usages les plus bluffants que tu as vu avec les technologies mobiles?

Merci Denis, pour cette belle question.
Je vais donner 3 exemples qui font bouger les cadres :
1) En mettant simplement dans les livres de la bibliothèque de son lycée des QR codes qui renvoient aux travaux de ses élèves, François Jourde crée un lien entre ce qui se fait dans la classe et le centre de ressources, et crée de la visibilité et du partage.
2) L’utilisation de son mobile comme outil de mesure pour des expériences en physique en cours de sport … le site nquire-it.org propose à chacun d’utiliser son mobile pour mesurer un phénomène (par exemple la vitesse d’un ascenceur ou l’impact du bruit sur l’environnement) et de partager ses résultats.
3) L’usage de twitter dans la classe est parti de l’idée d’utiliser les mobiles des lycéens dans la classe. à l’arrivée, cela a créé une vraie communauté d’apprentissage d’enseignants, le collectif twictée.

20/09/2016 06:18
Gilliotav

Jean-Marie Gilliot

259e0c6492776f558029d3a6a36f8c18?d=identicon

Rochane

le smartphone est rarement le bienvenu dans la classe. Comment inverser cette tendance pour y voir un réel potentiel pédagogique ?

En démontrant par l'exemple qu'il y a sa place.
En faisant connaitre, en partageant les bonnes pratiques.
En réfléchissant, en explorant ensemble à des usages pertinents.
En se donnant dans la classe des règles de bonne conduite sur cet équipement.

Et peut être en se posant la question de ce que l'on peut ramener dans la classe au travers de ces équipements.

19/09/2016 12:22
Gilliotav

Jean-Marie Gilliot

A57870828eb7f68635d6d697fa628dc0?d=identicon

D. Lamontagne

À quel point la variété des technologies et des possibilités s'oppose t-elle au besoin d'uniformisation des administrations de l'éducation ? Qu'avez-vous observé ?

Bonjour,
je vais parler de la France que je connais mieux.
Pendant longtemps les administrations (au sens large) ont voulu contrôler les équipements pour des raisons techniques, et cherchaient à contrôler les usages. Il y a eu par ailleurs l'interdiction des téléphones portables dans les collèges.

Les choses changent énormément en ce moment. Il y a une volonté de généralisation de l'utilisation des équipements numériques, et une politique d'investissement qui intègre un réalisme nouveau par rapport aux capacité de renouvellement des matériels. Cela permet de prendre en compte aujourd'hui l'existence d'équipements dans la plupart des cartables des jeunes.

Les expérimentations sont encouragées, les innovations dans les classes sont diffusées. L'objectif affiché est qu'à terme un catalogue de bonnes pratiques (validées) soient établi.

Le besoin de cadrage existe évidemment, mais se fait aujourd'hui de manière moins dogmatique et au travers des réformes en cours, en concertation avec l'ensemble des personnes concernées.

Je n'ai pas de chiffre fiable, mais c'est parce que je crois en cette ouverture, que j'avais envie de traiter de ce sujet dans cette tribune que Thot me propose cette semaine.

19/09/2016 12:15
Gilliotav

Jean-Marie Gilliot